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	<title>Histoire Archives - Thioubalel Lao</title>
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	<description>Au coeur de lîle à morphil</description>
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		<title>La vie de Djiby Sall</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 02:03:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Récent]]></category>
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		<title>Renaissance pulaar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2020 13:36:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation et culture]]></category>
		<category><![CDATA[FEATURED]]></category>
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<p>Je te salue Ceerno Umaar Jaay. Mi wayri yi&rsquo;de-ma. Je te remercie pour ton article très interéssant, je vois aussi que ta contribution est constante et sans cesse renouvelée. Bonne continuation. J&rsquo;en profite pour dire mes encouragements à l&rsquo;équipe de Bababé Loti.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Je pense que ton article ouvre un débat qui mérite d&rsquo;être reconsidéré dans ses différents aspects et approfondi. Tu soulèves de grandes questions liées à l&rsquo;histoire, à l&rsquo;identité, au combat pour la réappropriation de la personnalité sociale et culturelle des peuls, mais pas seulement puisque d&rsquo;autres nationalités peuvent se reconnaître à travers les axes majeurs de la réflexion proposée.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Je pense aussi que ton texte pose un certain nombre de problèmes d&rsquo;ordre méthodologique, conceptuel et historique, problèmes que nous ne devons nullement négliger par souci de rigueur intellectuelle et de vérité historique.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Le premier problème concerne les notions employées dans ton texte et surtout en particulier la notion de « pensée stucturée » et la notion de « révolution culturelle ». De quoi s&rsquo;agit-il ? Les termes ne sont pas définis. Le deuxième problème est liée à la contextualisation précise des faits rapportés. De quelles époques s&rsquo;agit -il ? Cette « pensée structurée » &#8211; malheureusement ton texte n&rsquo;en précise pas les contours &#8211; est-elle cumulative ? Progresse-t-elle en géométrie variable en fonction des enjeux et des époques ? Quels sont les enjeux majeurs en fontion des époques ?</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Faute de temps, je ne pourrai malheureusement pas aborder les questions de contextualisation et de méthodologie mais je vais prendre en compte la problématique soulevée par « la pensée structurée » et  » la révolution culturelle » .</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>La notion de « pensée structurée » n&rsquo;est pas claire. Dans différents domaines des sciences humaines et sociales (Histoire, Anthropologie, Sociologie, Linguistique, Philosophie&#8230;) la notion de structure a fait l&rsquo;objet de nombreux débats. De grands penseurs se sont prononcés sur la question et de nombreux courants de pensées ont émergé à partir d&rsquo;une réflexion solidement établie autour de la structuration probable de la pensée, de l&rsquo;inconscient, de la langue, de la société, de la parole, des mythes etc. Le linguiste Jakobson (la linguistique structurale), l&rsquo;anthropolgue Claude Levi-Strauss (les structures élémentaires de la parenté et l&rsquo;anthropologie structurale), de nombreux chercheurs européens et américains ( à travers le structuralisme et le struro-fontionnalisme) et même Dubar et Demazière (l&rsquo;analyse structurale) se sont illustrés par leurs brillants travaux sur la question. Donc cette notion de structure n&rsquo;est pas simple, elle est riche d&rsquo;une quantité non négligeable de thèses et de problématiques et c&rsquo;est pour cela que lorsqu&rsquo;on veut élaborer sur « une pensée structurée » on ne peut faire, normalement, l&rsquo;économie d&rsquo;une définition précise; surtout que la réflexion sur cette pensée structurée concernant le travail et la production de nos anciens nous intéresse à plus d&rsquo;un titre.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Alors de quoi s&rsquo;agit-il ? Avons-nous vraiment, au regard des exemples que tu donnes et des figures intellectuelles que tu cites la production claire et consciente, c&rsquo;est à dire clairement énoncée et consciente d&rsquo;elle même, d&rsquo;une pensée structurée ? Je crains que la réponse soit négatice! Mais, d&rsquo;accord, nous devons poursuivre la recherche.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>S&rsquo;agit t-il d&rsquo;une philosophie ? ou d&rsquo;un mouvement politique ? ou encore d&rsquo;un ensemble de régles, de pratiques, de valeurs et d&rsquo;orientations établies par un groupe social ? Dans ce dernier cas on pourrait parler de référentiel. Si tel est le cas où trouve t-on ce référentiel ?</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Si tu veux mon avis &#8211; avis fondé sur ma connaissance des acteurs dont tu parles et sur la lecture de leurs productions intellectuelles &#8211; nous avons eu des activistes, des éveilleurs de conscience, &#8211; et pour dire les choses moins prosaïquement &#8211; des batisseurs de beauté (selon le mot d&rsquo;Alioune Diop) et des repousseurs de bornes (Aimé Césaire); des contestataires de l&rsquo;ordre établi (colonial et post-colonial), des précurseurs d&rsquo;un mouvement culturel mais nous n&rsquo;avons pas eu de fondateurs d&rsquo;une pensée structurée bien originale et spécifique.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Le mouvement s&rsquo;est limité à sa génèse.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Il s&rsquo;agissait pour ces acteurs &#8211; et la figure de Djiby Sall que tu cites à juste titre est très emblématique de ce mouvement puisqu&rsquo;il l&rsquo;a porté à bout de bras sa vie durant, travaillant sans relâche jour et nuit (de 1956 à 2003) et jusqu&rsquo;à la dernière minute en grevant ses économies, son énergie et sa santé pour la valorisation du peul en particulier et des langues nationales africaines en général &#8211; de donner une place digne à cette langue, à ces langues africaines. C&rsquo;était (ça l&rsquo;est encore aujourd&rsquo;hui pour certains d&rsquo;entre nous et pour les associations et fédérations ARP, Kawtal, Tabital, Sooninkara&#8230; un combat pour la valorisation et la reconnaissance de nos pratrimoines linguistiques et culturels. C&rsquo;était une lutte pour l&rsquo;égalité et la diversité. C&rsquo;était un moment de refus de l&rsquo;ordre colonial (période de la fin des années 50) , de l&rsquo;aliénation culturelle (période néo-coloniale) et de l&rsquo;acculturation à outrance conduisant à la perte des identités culturelles spécifiques. Ils étaient des contestataires très courageux (Gaye Amadou Malick dans ses engagements politiques et culturelles, Djiby Sall surtout pendant ses émissions Anndu Hooré-ma Anndu Leydi-ma et ses nombreuses conférences, Tène Youssouf Gueye mort dans la privation de la liberté et la torture, Yéro Doro Diallo et Mammadu Sammba Joop Murtudo pour leurs conférences très engagées et leurs écrits, Saydou Kane (Moustapha Boli), pour ses conférences et son combat pour l&rsquo;égalité et la démocratie en Mauritanie. Ils se sont illustrés dans la conservation du patrimoine culturel. Ce sont donc, si l&rsquo;on considère uniquement cet aspect, des conservateurs au sens noble du terme, l&rsquo;enjeu étant pour eux, dans ce contexte de la fin de la colonisation et du début des indépendances, de préserver l&rsquo;existant et de se définir comme les porte-parole d&rsquo;une communauté culturelle et linguistique.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Leur slogan pourrait être : « je parle le peul donc j&rsquo;existe. Je parle le peul et je l&rsquo;écris donc j&rsquo;existe ».</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>La langue est un outil de développement et pour eux la performance, l&rsquo;éfficacité et l&rsquo;éfficience de cet outil au service de la communauté et pour le développement de tous s&rsquo;acquièrent par la transcription. Définir un alphabet mais sous quelle forme ? avec des caractères arabes ou des caractères latins ? Travailler sur un syllabert , initier et participer à des congrès pour la transcription des langues nationales. Le congrès de Mbagne s&rsquo;inscrit dans ce débat et ces perspectives là tout comme celui de Thioubalel qui l&rsquo;a précédé et ceux de Matam et du Caire qui l&rsquo;ont suivis. La conférence de Bamako de 1966 permettra de retenir définitivement les caractères et les lettres utilisés (pour une très large part) à l&rsquo;heure actuelle. En quoi ces différents congrès, et en particulier celui de Mbagne, ont-ils permis de  » jeter les bases de l&rsquo;appropriation culturelle, intellectuelle, historique et structurelle de la pensée peule &#8230;  » ? (Je cite Oumar Ndiaye et les termes « bases structurelles de la pensée peule » sont soulignés par nous) . Quelles sont ces bases dont -il parle ici ? S&rsquo;agit-il simplement de ces débats au cours de ce congrès portant sur la nécessité de transcrire la langue peule et de trouver un alphabet techniquement approprié et adapté à une communauté linguistique diversifiée ( et d&rsquo;ailleurs , sois dit en passant, que les termes « concentration géographique ne convient pas, à mon sens)?</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Je ne crois pas que le fait de retenir un alphabet afin de rendre possible la transcription d&rsquo;une langue (orale en partie seulement puisque les arabisants des siècles précédents, du Macina, de Tombouctou, Fouta Djallon et du Fouta Tooro entre autres, avaient déjà dégagé les premières pistes) soit en soi « une pensée structurée ».</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Du reste la préoccupation de l&rsquo;époque était simplement &#8211; mais c&rsquo;était tout un programme , il faut l&rsquo;admettre étant donnés les enjeux et c&rsquo;est encore un programme assez pertinent aujourd&rsquo;hui &#8211; de valoriser la culture peule et d&rsquo;écrire sa langue.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>La notion de « révolution culturelle » pose aussi de nombreuses questions. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une révolution culturelle ? Est-ce la remise en cause &#8211; faire table-rase &#8211; d&rsquo;une culture jugée féodale, archaïque et inadaptée ? ou s&rsquo;agit-il de l&rsquo;émergence et de l&rsquo;accumulation intense de faits culturels faisant florès à partir de phénomènes sociaux particuliers et/ou empruntant diverses voies et expressions artistiques ? Si révolution culturelle il y a, dans le cas cité et qui se serait produit en Afrique de l&rsquo;Ouest, de quel type de révolution s&rsquo;agirait-il ? Oumar N&rsquo;diaye ne donne pas de réponse à ce propos.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Il s&rsquo;est produit en Chine, à la fin des années 1960, une révolution dite culturelle. Nous savons aujourd&rsquo;hui, avec le recul de l&#8217;emprise idéologique, qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une révolution contrainte et forcée menée dans la violence physique et symbolique et qui n&rsquo;a guère survécut à ses leaders. C&rsquo;était un mouvement pensé au sommet par une oligarchie dans le but de répondre à des objectifs idéologiques et loin des préoccupations de la base populaire. Les cultures dans leurs expressions traditionnelles et religieuses ont été largement niées, massacrées et détruites. En Inde, en revanche, le mouvement de masse impulsé par Mahatma Gandhi s&rsquo;est appuyé sur les coutumes et traditions populaires pour finalement se transformer en force politique au point d&rsquo;être capable de libérer le peuple du joug colonial.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>C&rsquo;est dire que les expériences ne manquent pas pour illustrer les propos et avancer dans l&rsquo;étude transparente des faits évoqués.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Si tu veux mon avis sur cette question précise, mon cher Oumar, je crois que, effectivement, il y a bien eu , dans les années 1960 à 1980, un effort , de la part d&rsquo;un groupe restreint, pour impulser « une rénovation  » culturelle. Mais cet effort est resté dans ses étapes préliminaires faute de soutien, de moyens et parce que l&rsquo;ambition était démesurée, dépassant largement les épaules fréles ( on parle d&rsquo;hommes peuls, non! ) de ces acteurs sans ressources majeures. Il y a vraiment lieu ici de saluer la mémoire de Gaye Amadou Malick car c&rsquo;était un visionnaire et s&rsquo;il y avait eu les moyens et les appuis institutionnels, son effort d&rsquo;organisation aurait probablement donné quelque chose d&rsquo;intéressant sur le plan du changement social, culturel et du développement économique. Ses amis et en particulier Djiby Sall et Silèye Dia ont été des travailleurs acharnés pour édifier sur le terrain les fondements d&rsquo;une culture poular (Mauritanie et Sénégal) renaissante. Silèye Dia s&rsquo;est illustré dans le théâtre classique afin de remettre au goût du jour les valeurs épiques de noblesse, de courage, de générosité, d&rsquo;abnégation, d&rsquo;altruisme et de dépassement de soi. Parle t-on de cet homme aujourd&rsquo;hui encore ? Je relisais recemment encore, avec émotion, son avant-propos destiné à sa pièce « Samba Guéladiégui ».</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Djiby Sall, fondateur, entre autres de l&rsquo;association pour la Renaissance du Pulaar avec Gaye Amadou Malick, a de son côté a construit , dirigé, coordonné et managé les ballets Birome Ndiaye de la fin des années 50 au milieu des années 70. Il y a écrit de nombreux textes, des oeuvres à caractère historique et sociologique, des récits épiques. Certains de ses poèmes et chansons populaires ont été interprétés par les voix magistrales de Birome Ndiaye et de Penda Madame. Ses émissions à la radio (ORTS de Dakar dans les années 1960 et 1970 et ORTS de Saint-Louis de 1972 à 2002) ont permis d&rsquo;enrégistrer &#8211; pour la toute première fois pour certains et je pense en particulier à Guélaye Ali Fall, Fadel Aissata, à Saidou Ndiaye et Saidou Bâ- de diffuser et de médiatiser des chanteurs et poétes devenus des pilliers de la culture populaire peule d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Rappelons tout de même qu&rsquo;il a commencé la radio avec Amadou Tamimou Wane et Mamadou Amadou Tamimou Wane de Mboumba. Leur émission écoutée par Dakar, Saint-Louis et tout le Fouta avait pour nom: « Visages du Fouta ». Ils étaient accompagnés par de grands musiciens tels que Ngourane Bä et Samba Aliou Guissé. Il y a aussi une émission célébre animée par Djiby Sall: « Anndu sa anndi Andin » qui débute en 1965, titre que reprendra beaucoup plus tard Tidiani Anne. Il y avait aussi « Anndu Hooré, Anndu Leydi ma » et « Lasli Fouta ». Avec « Lasli Fouta », il va introduire le théâtre pulaar à la radio: Markhéré Gaye de Gollére , Diara Diagne ainsi que Aissata Yale deviendront célèbres grâce à cette émission.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>A l&rsquo;époque, il fallait du courage pour parler à la radio, défendre une langue et une culture. Il fallait aussi négocier avec les parents pour que Diara Diagne et Aissata Yale , entre autres, puissent faire du théâtre à la radio.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Affecté à Saint-Louis au début des années 1970 pour diriger le centre de recherche et de documentation de l&rsquo;OMVS, il va animer à la radio des émissions non moins célèbres sur l&rsquo;histoire du Fouta et l&rsquo;histoire de El Hadji Oumar Tall. La dernière émission de Djiby Sall à la radio: « Caali Fuuta: gila tabalde haa Internet ».</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Incontestablement, il a fait un travail d&rsquo;avant garde. Sur le plan de l&rsquo;alphabétisation et de l&rsquo;écriture du pulaar, il a été un grand initiateur. Après avoir rédigé le syllabaire du pulaar, il a initié les premières classes pour l&rsquo;alphabétisation du peul à Dakar (les années 1960 au centre Bopp et à Pikine) et à Nouakchott en 1964. Il a formé les formateurs et certains sont devenus de brillants conférenciers , d&rsquo;écrivains, d&rsquo;enseignants&#8230;Il a ouvert et enseigné des classes pulaar au lycée Faidherbe, au lycée Charles Degaulle, à l&rsquo;école normale, à l&rsquo;école d&rsquo;élevage de Saint-Louis&#8230;dans les années 1970. Parmis ses élèves de Saint-Louis de futurs grands artistes et d&rsquo;animateurs de radio dont le célèbre Tidiani Anne (paix en son âme).</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Tous ces exemples, et la liste n&rsquo;est pas exhaustive, montrent qu&rsquo;il y eu l&rsquo;amorce de quelque chose , nous en sommes les héritiers et nous devons transformer l&rsquo;essai, mais nous pouvons pas suivre Oumar Ndiaye quand il parle de pensée structurée ou de révolution culturelle. Ces hommes étaient des défenseurs et illustrateurs, dans une certaine mesure, de la langue et de la culture peule. Ils n&rsquo;ont pas eu de moyens pour produire une pensée structurée (philosophiquement et socialement parlant comme étant une pensée novatrice, et méthodiquement pensé comme système organisé autour de valeurs fortes et de référentiels propres à un groupe social conscient de son rôle de catalyseurs). On aurait pu parler de révolution culturelle si leurs pratiques et leurs modes de faire avaient provoqué un changement social et/ou culturel irradiant la base populaire. Nous sommes loin du compte. D&rsquo;ailleurs ces hommes et ces femmes ne parlaient pas eux- mêmes de révolution culturelle; ils ont préferé parler de « renaissance du pulaar ». A mon niveau, je ne suis pas d&rsquo;accord avec ce terme d&rsquo;ailleurs. L&rsquo;examen de leurs oeuvres plaide plutôt en faveur d&rsquo;une reconnaissance du pulaar.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Mais Oumar Ndiaye a fondamentalement raison lorsqu&rsquo;il nous appelle implicitement à renouer avec ce travail, à l&rsquo;examiner dans ses détails de manière à faire le bilan et de tracer les voies de l&rsquo;avenir. Et faire une oeuvre de mémoire et de transmission intergénérationnelle. C&rsquo;est rès important, surtout aujourd&rsquo;hui car on a tendance oublier et négliger le travail des anciens. Alors ne les oublions pas, n&rsquo;oublions pas nos anciens , nos précurseurs, nos visionaires. Que transmettrons nous à nos enfants si nous oublions notre passé et notre trajectoire. Merci Oumar. A jaaraama seydi Ndiaye.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p><b>Mamadou Djiby SALL</b></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Sociologue</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>						</div>
				</div>
					</div>
		</div>
							</div>
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		<title>Bou el Mogdad (BOUYEL)</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 14:57:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire du Bou, pleine de rebondissements, en fait un navire au destin particulier. D’abord construit en Hollande pour les “messageries</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" fetchpriority="high" src="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-lieux-richard-toll-mouillage-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-1116" width="281" height="186" srcset="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-lieux-richard-toll-mouillage-1024x682.jpg?v=1601093943 1024w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-lieux-richard-toll-mouillage-300x200.jpg?v=1601093943 300w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-lieux-richard-toll-mouillage-768x512.jpg?v=1601093943 768w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-lieux-richard-toll-mouillage.jpg?v=1601093943 1111w" sizes="(max-width: 281px) 100vw, 281px" /><figcaption>Quai Richard Toll</figcaption></figure></div>
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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-rencontres-5-edited.jpg" alt="" class="wp-image-1120" width="280" height="186.2109375" srcset="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-rencontres-5-edited.jpg?v=1601093940 1112w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-rencontres-5-edited-300x200.jpg?v=1601093940 300w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-rencontres-5-edited-1024x681.jpg?v=1601093940 1024w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-rencontres-5-edited-768x511.jpg?v=1601093940 768w" sizes="(max-width: 1112px) 100vw, 1112px" /></figure></div>
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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-bar-restaurant-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1115" width="279" height="185" srcset="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-bar-restaurant-1-1024x683.jpg?v=1601093945 1024w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-bar-restaurant-1-300x200.jpg?v=1601093945 300w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-bar-restaurant-1-768x512.jpg?v=1601093945 768w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-bar-restaurant-1.jpg?v=1601093945 1109w" sizes="(max-width: 279px) 100vw, 279px" /><figcaption>Restaurant A bord Du Bou</figcaption></figure></div>
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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-6-1024x604.jpg" alt="" class="wp-image-1112" width="282" height="167" srcset="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-6-1024x604.jpg?v=1601093950 1024w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-6-300x177.jpg?v=1601093950 300w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-6-768x453.jpg?v=1601093950 768w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-6.jpg?v=1601093950 1255w" sizes="(max-width: 282px) 100vw, 282px" /><figcaption>Pont de Saint Louis depuis Le Bou</figcaption></figure></div>
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<!-- wp:paragraph -->

<!-- /wp:paragraph --></div>
<!-- /wp:column -->

<!-- wp:column {"width":66.66} -->
<div class="wp-block-column" style="flex-basis:66.66%"><!-- wp:paragraph -->
<p>L’histoire du Bou, pleine de rebondissements, en fait un navire au destin particulier.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D’abord construit en Hollande pour les “messageries du Sénégal”, le Bou El Mogdad assurait, de 1950 à 1970, le transport de marchandises et de personnes entre Saint-Louis et le nord du pays dans la région du fleuve. Cela incluait des transferts via Richard Toll, Rosso, ville frontalière entre la Mauritanie et le Sénégal, Podor, Kaedi, Matam, Bakel, jusqu’à Kayes au Mali.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"align":"left","id":1101,"width":277,"height":174,"sizeSlug":"large"} -->
<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/bou-el-mogdad-1950.jpg" alt="" class="wp-image-1101" width="277" height="174" srcset="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/bou-el-mogdad-1950.jpg?v=1601093960 700w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/bou-el-mogdad-1950-300x189.jpg?v=1601093960 300w" sizes="(max-width: 277px) 100vw, 277px" /><figcaption><strong>Le quai de Saint-Louis 1950</strong></figcaption></figure></div>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le Bou El Mogdad représentait alors à cette époque un outil plus qu’indispensable pour le transport de courriers, vivres, eau et matières premières dans les comptoirs coloniaux, le transport routier et ferroviaire étant inexistant.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En 1975, Georges Consol rachète le Bou et en fait un bateau de tourisme, alors qu’il était abandonné depuis quelques années le long des quais de Saint-Louis du Sénégal. En 1980 le bateau effectue des croisières entre Saint-Louis et Podor, puis quitte le fleuve Sénégal en 1982 suite à la construction du barrage de Diama. Commence alors une série de croisières en Casamance, puis en Sierra Léone sur le fleuve Kono, également en Guinée Bissau et dans le Siné Saloum.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Plusieurs années s’écoulent donc sans que le bateau ne revoie sa chère région du fleuve Sénégal. Mais en 2005, Jean-Jacques Bancal et plusieurs associés décident de racheter ce bateau, et de le ramener sur sa terre d’origine.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"align":"right","id":1111,"width":276,"height":184,"sizeSlug":"large"} -->
<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1111" width="276" height="184" srcset="https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-2-1024x683.jpg?v=1601093951 1024w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-2-300x200.jpg?v=1601093951 300w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-2-768x512.jpg?v=1601093951 768w, https://thioubalellao.org/wp-content/uploads/2020/09/BeM-bateau-2.jpg?v=1601093951 1110w" sizes="(max-width: 276px) 100vw, 276px" /><figcaption>Bou El Mogdad</figcaption></figure></div>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C’est ainsi que le bateau est revenu, après la tant attendue ouverture du Pont Faidherbe à Saint-Louis, qui n’avait pas été ouvert depuis 20 ans ! Le retour du Bou, au terme d’un périple de 300 kilomètres, constitua un réel événement pour tous les habitants de la région du fleuve. Le 7 Novembre 2005, la croisière inaugurale est organisée. Et le bateau navigue désormais toutes les semaines sur le fleuve, d’Octobre à Mai.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Spécificités techniques du bateau</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul><li>52 mètres de long et 10 mètres de large</li><li>Coque en acier riveté</li><li>2,5 mètres de tirant d’eau</li></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:list -->
<ul><li>2 moteurs 200 CV Sulzer tournant à 300 t/m</li><li>3 groupes électrogènes.</li><li>Annexe : 1 barge pouvant accueillir jusqu’à 80 passagers</li></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Aménagements à bord</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul><li>5 niveaux</li><li>1 restaurant intérieur</li><li>1 salon extérieur</li><li>2 bars</li><li>1 piscine</li><li>1 solarium (avec bar)</li></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:list -->
<ul><li>1 terrasse couverte</li><li>1 bibliothèque</li><li>1 boutique</li><li>1 salle de massage</li><li>1 salle polyvalente (avec rétroprojecteur et matériel sono)</li></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Sécurité</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul><li>1 gilet de sauvetage par personne</li><li>Visite de sécurité marine marchande et incendie annuelle</li><li>Pharmacie de bord</li></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:list -->
<ul><li>Assuré RC aux AGF Sénégal</li><li>Formation de tout l’équipage aux gestes importants pour le feu et l’abandon du navire</li></ul>
<!-- /wp:list --></div>
<!-- /wp:column --></div>
<!-- /wp:columns -->

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<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Film Promotionnel du Bou el Mogdad" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/YmKkJbytSrI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>LE BOU EL MOGDAD</figcaption></figure>
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<!-- wp:paragraph -->

<!-- /wp:paragraph -->						</div>
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		<p>Cet article <a href="https://thioubalellao.org/bou-el-mogdad-bouyel/">Bou el Mogdad (BOUYEL)</a> est apparu en premier sur <a href="https://thioubalellao.org">Thioubalel Lao</a>.</p>
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		<title>Une histoire sur les enjeux socio-économiques du bassin de la Moyenne Vallée du Sénégal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 02:19:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[FEATURED]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Récent]]></category>
		<category><![CDATA[Socio-économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mars 1954. Paris voulait réaliser un projet  particulier et grave de colonisation dans la Moyenne vallée du Fleuve Sénégal :</p>
<p>Cet article <a href="https://thioubalellao.org/une-histoire-sur-les-enjeux-socio-economiques-du-bassin-de-la-moyenne-vallee-du-senegal/">Une histoire sur les enjeux socio-économiques du bassin de la Moyenne Vallée du Sénégal</a> est apparu en premier sur <a href="https://thioubalellao.org">Thioubalel Lao</a>.</p>
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							<!-- wp:paragraph -->
<p>Mars 1954. Paris voulait réaliser un projet  particulier et grave de colonisation dans la Moyenne vallée du Fleuve Sénégal :  libérer la Syrie de sa population Kurde afin de faire habiter ce pays exclusivement par sa population dite arabe. Deux populations en conflits permanents depuis l&rsquo;invasion arabo-islamique de cette région.</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>Lorsqu&rsquo;un groupe de cadres administratifs coloniaux des colonies du Sénégal et de la Mauritanie apprit ce projet, il envoya une importante et grave lettre pour mettre Paris en garde contre une telle décision  qui aurait inévitablement des conséquences socio-économiques et politiques très graves sur ces deux colonies, et contre les intérêts du colonialisme français dans cette région. Des conflits inévitables entre les Kurdes et les populations autochtones.<br />La Moyenne vallée du Sénégal étant déjà très peuplée , Le projet fut immédiatement arrêté.  Le colonialisme français a toujours eu des projets socio-économiques extrêmement importants, mais très graves contre les intérêts des populations dites autochtones de la Moyenne vallée du Sénégal.<br />Un des membres de ce groupe me recevait régulièrement chez lui. Il m&rsquo;avait montré la copie de la lettre; mais Il avait tenu à ce que je ne révèle jamais son nom. Refus de me faire une copie de la lettre. Décédé. </p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>JE RESPECTERAI TOUJOURS MES ENGAGEMENTS À SON EGARD. Sa descendance acceptera peut-être un jour la diffusion de cette lettre.<br />Il travailla pendant des années dans la colonie de Mauritanie. Des archives intéressantes qu&rsquo;il me montrait sur cette colonie. Ce qui continue de se passer dans le bassin du Fleuve Sénégal  (sur les deux rives) ne me surprend pas. Une source de guerre. Des enjeux économiques très importants. <br />Des copies des correspondances entre Léopold Sedar SENGHOR et Mokhtar Wul DADDAH. De fortes engueulades.  L&rsquo;avenir de cette région aux enjeux socio-économiques très  importants dépendra de ses populations. </p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>SIIDI ELI YOO GOREL HOOTI ELEEGA. Rappeler que les terres de ce qu&rsquo;on appelle aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Adrar,  le Tagant, l&rsquo;Assaba , le Trarza appartenaient à des populations Sereer, Wolof, Fulbe, Mannde et Sooninko. Il suffit de voir la topographie de ces régions. Une lettre de chefs de villages Sooninko en juin 1890 demandant au colonialisme français de les aider à retourner dans leurs territoires du Gidimaxa (actuel Tagant) pour réoccuper leurs villages et revaloriser les cimetières de leurs ancêtres. <br />Comme on dit en Histoire,  le présent permanent n&rsquo;existe pas. </p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Dr. Ibiraahiima Abuu SAL</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->						</div>
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		<title>Ahmadou Malick Gaye : Un patrimoine commun de tout le pulaagu​</title>
		<link>https://thioubalellao.org/ahmadou-malick-gaye-un-patrimoine-commun-de-tout-le-pulaagu%e2%80%8b/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[TL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2020 18:12:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation et culture]]></category>
		<category><![CDATA[FEATURED]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 1931 et arraché à notre affection le 28 mai 1989 qui était le « lion » de Dounguel</p>
<p>Cet article <a href="https://thioubalellao.org/ahmadou-malick-gaye-un-patrimoine-commun-de-tout-le-pulaagu%e2%80%8b/">Ahmadou Malick Gaye : Un patrimoine commun de tout le pulaagu​</a> est apparu en premier sur <a href="https://thioubalellao.org">Thioubalel Lao</a>.</p>
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							<!-- wp:paragraph -->
<p>Né en 1931 et arraché à notre affection le 28 mai 1989 qui était le « lion » de Dounguel</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>Un pionnier de l’alphabétisation et de la nouvelle conscience Peulh Ahmadou Malick Gaye a été le premier à écrire et à prôner l’apprentissage du pulaar (en caractères latins). C’est aussi le premier qui a créé une association pour promouvoir le pulaar et a été à l’origine de la conscience de l’importance de lire et d’écrire dans notre langue maternelle. Mieux : « La révolution culturelle peulh est née dans les années 1950. Et c’est en 1956 que le feu Amadou Malik Gaye de Dounguel fonda l’association pour la jeunesse peulh à Paris, où il suivait une formation d’administrateur.</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>Conscient de la force unificatrice de la langue peulh</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>et de la nécessité de jeter les bases de la pensée structurelle, il va fonder au Sénégal l’association pour la Renaissance Pulaar, avec l’appui de quelques fidèles amis tels l’animateur radio Sall Djibi de Thioubalel, Dia Silèye, Samba Hawoly Seck, etc.« Conscience peule et »Alkule Mbagne », un hommage à El Hadj Samba Boudel Diop. Toujours selon Ndiaye : « Le congrès des intellectuels peulhs de Mbagne en 1962 à l’initiative d’Amadou Malik Gaye et présidé par le regretté professeur Oumar Bâ, autrefois pilier de l’institut des langues nationales en Mauritanie et premier traducteur du Coran en Pulaar marque un tournant dans la pensée structurelle de la révolution culturelle et intellectuelle peulh. Désormais l’oralité autrefois gardienne de la mémoire peulh sera renforcée par l’écriture Pulaar grâce à l’adoption de l’alphabet crée à Mbagne et à sa transcription, cela malgré les réticences du pouvoir maure en Mauritanie qui ne voyait pas d’un bon œil le réveil de la conscience peule pour ne pas dire noire.</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>Le village de Mbagne par le biais de son chef village à</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>l’époque en la personne de El Hadj Samba Boudel Diopbravèrent l’interdiction de la tenue du congrès formulée par les autorités mauritaniennes et mobilisèrent notables, décideurs et intellectuels peuls pour lancer la pensée structurelle de la révolution culturelle peule. Ainsi, pour rendre honneur à ce village point de départ de ce réveil de la conscience peule, on associera son nom à l’alphabet Pulaar, d’où l’appellation « Alkule Mbagne ». Le succès de ce congrès a jeté les bases de l’appropriation culturelle, intellectuelle, historique et structurelle de la pensée peule ainsi que la recherche sur les valeurs et les traditions de l’identité peule dans sa diversité à travers sa concentration géographique</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>AMADOU MALICK GAYE un homme politique temeraire Emprisonné plusieurs fois par les régimes de Senghor et de Ould Dada jamais le lion de Dounguel n’a pensé baisser les bras. En plus des adversaires politiques l’ancien magistrat et Directeur général de la SICAP faisait même temps aux pesanteurs sociales de la société Peulh qui continuait jusqu’aux débuts des indépendances continuaient de croire que seuls les « torodo étaient habiletés à diriger . L’homme qui ne cessait de chanter sa fierté d’être « thioubalo » indispose l’aristocratie Torodo et son adversité avec Samba Deffa Wane ne fût qu’épique. Il prédisait que si lui est contesté et combattu aujourd’hui ses petits-fils Thioubalos et des autres castes dirigeront un jour grâce à leurs compétences. Ce qui n’est pas sans rappeler la situation que nous vivons aujourd’hui.</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>Amadou Malick Gaye : Un homme au grand cœur.</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>Ils sont rares les villages du Fouta qui n’ont pas bénéficié des œuvres de ce philanthrope au cœur d’or .Des motopompes, des moulins à mil, des puits, des forages, des jardins ont été apporté pour soulager les populations. Et même du profond de sa tombe cet homme qui a fondé le P.I.P (Programme Intégré de Podor) et de l’U.S.E (Union pour la solidarité et l’entraide) continue de venir secours des plus démunis.</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>IL meurt les armes à la main</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph -->
<p>Choqué par les évènements sénégalo –mauritanien de 1989 l’homme pris son bâton de pèlerin et entama un périple au cœur du Fouta pour s’enquérir des maux des rapatriés afin de leur apporter assistance. Cette tournée n’était en réalité qu’un adieu , car deux jours après l’entamé il passa la nuit chez lui à Dounguel ,se réveille pour continuer sur Galoya et en cours de route qu’il succombera suite à une courte maladie et fût enterré ce 28 MAI 1989 à Dounguel. Ainsi se referme la page de l’histoire d’un combattant qui fait don de sa vie pour la promotion du Fouta et du Pulaagu , pieux ,car il était devenu “Alfa”grace aux enseignements de Thierno Saidou Nourou Tall son marabout et ami pour l’amour de qui il fini par donner le nom de sa fille après avoir attendu en vain un fils pour lui donner un homonyme . Que Dieu ait pitié de son âme .Amen</p>
<!-- /wp:paragraph -->						</div>
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